•   
  •   

Sport La Fed relève ses taux face à une économie « en pleine forme »

08:10  14 juin  2018
08:10  14 juin  2018 Source:   lemonde.fr

Australie: La RBA maintient son taux directeur à 1,5%

  Australie: La RBA maintient son taux directeur à 1,5% La Banque de Réserve d'Australie (RBA) a maintenu comme attendu mardi son taux directeur à son plus bas record, exprimant sa confiance dans la capacité de l'économie à prolonger sa période de 26 ans sans récession, grâce à de solides exportations et aux dépenses publiques. Au terme de la réunion mensuelle de son comité de politique monétaire, la RBA a maintenu son taux directeur à 1,50%, invoquant une inflation molle et la modeste croissance des salaires. Quarante-sept des 48 analystes interrogés par Reuters avaient anticipé un maintien des taux.

La Banque centrale américaine a relevé son taux directeur pour la seconde fois de l’année et prévoit des hausses de taux supplémentaires.

« L’économie américaine est en pleine forme » : c’est sur la base de ce constat que le président de la Réserve fédérale américaine, la banque centrale des Etats-Unis, Jerome Powell a annoncé mercredi 13 juin comme prévu, le relèvement de ses taux directeurs, qui se situent désormais entre 1,75 % et 2 %. Il s’agit de la seconde hausse de l’année, la septième depuis le revirement décembre 2015.

Ce relèvement graduel a été rendu possible par le retour de l’inflation, qui atteint désormais 2 % et 1,8 % si l’on exclut de l’indice les prix de l’énergie et de l’alimentation. Toutefois, M. Powell, qui prévoit une hausse des prix de 2,1 % en 2018 et 2019, se veut prudent. « Nous ne voulons pas crier victoire contre l’inflation. » L’objectif de la banque centrale reste d’avoir une hausse des prix de 2 % et M. Powell a fait part de son extrême prudence, soucieux de ne pas casser la croissance par un resserrement trop brutal du crédit ni de provoquer des bulles ou une inflation excessive en étant trop colombe.

Canada: taux de chômage stable à 5,8% en mai

  Canada: taux de chômage stable à 5,8% en mai Le taux de chômage est demeuré inchangé en mai au Canada à 5,8% de la population active, a annoncé vendredi l'institut de la statistique.L'économie canadienne a perdu 7.500 emplois le mois dernier, alors que près de 11.000 personnes ont quitté le marché du travail, a indiqué Statistique Canada.

Le communiqué final atteste toutefois d’un retour à la normale de la politique monétaire, dix ans après la terrible crise financière. A la différence du texte publié en mai, il n’est plus indiqué que les taux d’intérêt se situeront à un niveau inférieur à ce qui devrait être attendu. Explication, la croissance n’est plus « modérée », mais « solide » ; le chômage n’est plus seulement « bas » mais « en recul », tandis que la consommation des ménages n’est plus « modérée », mais « en reprise ». La Fed prévoit pour 2018 une croissance de 2,8 % (contre 2,7 % prévus en mars), puis de 2,4 % et 2 % en 2019 et 2020.

Le mystère des salaires

Le président de la Fed a laissé entendre que son institution relèverait de nouveau ses taux à deux reprises en 2018 et annoncé un retour à la neutralité monétaire. « Nous allons nous trouver assez vite dans une situation où le comité de politique monétaire estime que les taux d’intérêts sont neutres. A ce moment, il ne sera plus pertinent de dire que le comité pense que la politique monétaire est accommodante », a déclaré M. Powell en conférence de presse.

La Fed relève ses taux de 0,25 point, renonce à son pilotage de crise

  La Fed relève ses taux de 0,25 point, renonce à son pilotage de crise La Réserve fédérale (Fed) a relevé ses taux directeurs comme attendu mercredi, confirmant la poursuite du processus de resserrement graduel de sa politique monétaire. La Fed a relevé d'un quart de point la fourchette cible de son taux au jour le jour entre 1,75% et 2,0% mais a aussi renoncé à son engagement de maintenir les taux à un niveau suffisamment bas pour stimuler l'économie "pendant quelque temps" tout en manifestant son intention de tolérer une inflation supérieure à son objectif au moins jusqu'en 2020.

M. Powell a répondu indirectement à Donald Trump, qui a trouvé un nouvel ennemi, l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). « Les prix du pétrole sont trop élevés. L’OPEP est derrière de nouveau. Pas bien » a tweeté mercredi matin le président des Etats-Unis. Cette hausse devrait faire passer l’inflation au-delà de 2 % cet été, a précisé M. Powell, mais le phénomène n’est pas structurel.

Le mystère demeure la faible progression des salaires, même si les choses se sont bien améliorées, la progression en rythme annuelle le qui était de l’ordre de 2 % se situant désormais dans une fourchette comprise entre 2 et 3 %, alors que l’économie est en plein-emploi avec un chômage tombé à 3,8 %, son plus bas niveau depuis le tournant du siècle. Il devrait même tomber à 3,5 % en 2019, selon la Fed.

« C’est un peu déconcertant », a concédé Jerome Powell. « Certains se seraient attendus à une réaction plus forte en raison de la baisse du chômage ». Les créations d’emplois mensuelles sont de l’ordre de 180 000 par mois, tandis que la participation à l’emploi est stable, ce qui est en creux une performance plutôt satisfaisante, le vieillissement de la population devant donner un recul de ce chiffre. La faible productivité maintiendrait le niveau bas des salaires.

Etats-Unis: la Fed salue une économie "solide" en relevant ses taux d'intérêt

  Etats-Unis: la Fed salue une économie La Banque centrale américaine (Fed) a relevé mercredi ses taux d'intérêt pour la seconde fois de l'année et prévoit des hausses de taux supplémentaires d'ici fin décembre pour parer à une surchauffe de l'économie américaine qui croît désormais à un rythme jugé "solide"."L'économie va très bien et la plupart de ceux qui veulent du travail en trouvent", a résumé le président de la Fed Jerome Powell lors d'une conférence de presse.

Rassurer les Cassandre

Comme il en a pris l’habitude pour éviter les tweets ravageurs de Donald Trump et un conflit sur ses prérogatives et son indépendance, Jerome Powell n’a de cesse de rappeler les limites de son mandat : le plein-emploi, la stabilité des prix et, ajoute-t-il, la stabilité financière. Il s’est bien gardé d’aborder le sujet du commerce, qui, a-t-il rappelé, est une prérogative du Congrès. S’il a concédé que les Fed régionales avaient de témoignages d’entreprises qui disaient suspendre des embauches ou des investissements, « on ne le voit pas du tout dans les chiffres ».

D’ailleurs, en dépit de l’annonce de nouvelles sanctions commerciales contre la Chine, les marchés financiers ne croient pas pour l’instant à une guerre commerciale généralisée : le Dow Jones n’est en recul que de 5,3 % depuis son record de janvier tandis que le Nasdaq, l’indice riche en valeurs technologiques, a battu en séance son record historique le 13 juin.

A tous les Cassandre qui crient à la bulle financière, M. Powell se veut rassurant, même s’il a rappelé que les deux dernières récessions n’ont pas été provoquées par l’inflation mais par l’instabilité financière, l’éclatement de la bulle Internet en 2000 et la crise de surendettement immobilier des ménages à partir de 2007. Il a noté que les ménages n’avaient pas un recours excessif au crédit, que les banques avaient plus de fonds propres. Toutefois, a-t-il précisé, « nous observons les entreprises financières », qui ont un fort niveau d’endettement, même si leur taux de faillite est faible et les taux d’intérêts bas.

LEAD 1-La Fed relève ses taux, renonce à son pilotage de crise

  LEAD 1-La Fed relève ses taux, renonce à son pilotage de crise La Réserve fédérale (Fed) a relevé ses taux directeurs comme attendu mercredi, confirmant la poursuite du processus de resserrement graduel de sa politique monétaire. La Fed a relevé d'un quart de point la fourchette cible de son taux au jour le jour entre 1,75% et 2,0% mais a aussi renoncé à son engagement de maintenir les taux à un niveau suffisamment bas pour stimuler l'économie "pendant quelque temps" tout en manifestant son intention de tolérer une inflation supérieure à son objectif au moins jusqu'en 2020.

Evolution de la transparence

Sur la politique budgétaire, M. Powell s’est gardé de critiquer la politique du Congrès et de Donald Trump, notamment la réforme fiscale, qui conduit à l’existence de déficits budgétaires de l’ordre de 5 % du produit intérieur brut, alors que les Etats-Unis sont en croissance depuis neuf ans. Il a simplement expliqué que la réforme apporterait « un soutien significatif de la demande » au cours des prochaines années. Il a été plus alambiqué sur l’effet de cette réforme, censée promouvoir la compétitivité des entreprises américaines, sur la politique de l’offre.

M. Powell a annoncé qu’il tiendrait désormais une conférence de presse à l’issue de chacune des huit réunions annuelles du comité monétaire. Jusqu’à présent, l’institution ne se présentait devant la presse qu’une fois sur deux, ce qui facilitait les anticipations des hausses de taux, celles-ci n’ayant lieu que les jours de conférence. La transparence a considérablement évolué : il y a un quart de siècle, la Fed ne faisait même pas de communiqué pour annoncer la hausse du loyer de l’argent. Les opérateurs le constataient à ses interventions sur les marchés.

La Norvège laisse ses taux inchangés, relèvement prévu en septembre .
La banque centrale norvégienne a, comme prévu, maintenu jeudi son taux d'intérêt directeur inchangé à 0,50%, un plus bas historique, et a réaffirmé son intention de procéder à un relèvement en septembre, conformément à ce qu'elle avait dit en mars."Les perspectives de l'économie norvégienne laissent entrevoir qu'il sera bientôt pertinent de relever le taux directeur", précise l'institut d'émission dans un communiqué.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

C'est intéressant!