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Sport Alstom: General Electric ne tiendra pas ses engagements en termes d'emploi

12:25  14 juin  2018
12:25  14 juin  2018 Source:   msn.com

France-GE devra payer s'il ne tient pas ses engagements-Griveaux

  France-GE devra payer s'il ne tient pas ses engagements-Griveaux General Electric devra acquitter les pénalités prévues s'il ne respecte pas son engagement de création nette de 1.000 emplois d'ici fin 2018 en France pris lors du rachat des activités énergie d'Alstom il y a trois ans, a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Le groupe américain a fait savoir cette semaine que cet engagement était "hors d'atteinte", invoquant un "environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l’énergie", en précisant que, à fin avril, seuls 323 emplois nets avaient été créés.

Le groupe américain General Electric (GE) a annoncé au gouvernement qu'il ne tiendrait pas son engagement de créer 1.000 emplois en France d'ici la fin 2018, comme promis lors du rachat de la branche énergie d'Alstom il y a quatre ans, a indiqué jeudi Bercy.

Le ministre des Finances Bruno Le Maire, qui a reçu le patron de GE John Flannery à Bercy, a "regretté" cette décision et demandé au groupe, qui n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril, de prendre "désormais toutes les dispositions nécessaires pour s'y conformer au mieux".

Le nouveau PDG de GE a expliqué au ministre de l'Economie Bruno Le Maire que son entreprise était "confrontée à un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l’énergie", a indiqué le ministère dans un communiqué.

GE devra payer s'il ne tient pas ses engagements, déclare Griveaux

  GE devra payer s'il ne tient pas ses engagements, déclare Griveaux General Electric devra acquitter les pénalités prévues s'il ne respecte pas son engagement de création nette de 1.000 emplois d'ici fin 2018 en France pris lors du rachat des activités énergie d'Alstom il y a trois ans, a déclaré dimanche le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. © REUTERS/Arnd Wiegmann GE DEVRA PAYER S'IL NE TIENT PAS SES ENGAGEMENTS, DÉCLARE GRIVEAUX Le groupe américain a fait savoir cette semaine que cet engagement était "hors d'atteinte", invoquant un "environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l’énergie", en précisant que, à fin

Dans ces conditions, le patron de GE a annoncé au gouvernement français que l’engagement pris par son groupe de créer 1.000 emplois nets d'ici la fin de l’année 2018 "était désormais hors d’atteinte".

Le ministre des Finances Bruno Le Maire, ici le 12 juin 2018 à Paris © Fournis par AFP Le ministre des Finances Bruno Le Maire, ici le 12 juin 2018 à Paris

Le ministre a rappelé à M. Flannery que "les engagements qui ont été pris par GE (...) sont d'une grande importance pour le gouvernement, et qu’il se doit de veiller à leur concrétisation".

M. Le Maire a également demandé au PDG que des "perspectives claires soient données pour les années à venir à chacun des sites industriels de GE en France, qui permettent d’assurer la pérennité de l’activité et des emplois associés".

GE a réagi peu après dans un communiqué, assurant qu'il "continuera à travailler en étroite collaboration avec le ministère de l’Economie et des Finances sur les engagements pris lors de l'acquisition des activités réseaux et énergie d’Alstom".

Son PDG avait prévenu en novembre que la performance du pôle énergie d'Alstom, acquis en 2015 pour 13,5 milliards de dollars, était "très décevante" et s'était dit prêt à rencontrer Bruno Le Maire pour en parler. M. Flannery a succédé l'an dernier à Jeff Immelt, qui avait mené à bien l'acquisition de la branche énergie d'Alstom en 2014.

GE avait obtenu le feu vert du gouvernement en juin 2014 de racheter la branche énergie d'Alstom, comme le souhaitait le PDG du groupe français à l'époque Patrick Kron, au terme d'un bras de fer avec le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, qui avait à l'époque défendu un rapprochement avec l'allemand Siemens.

Le groupe américain General Electric débarqué du Dow Jones .
Coup de tonnerre à Wall Street: General Electric a été éjectée de l'indice vedette, le Dow Jones. L'entreprise est remplacée par la chaîne de pharmacies américaines, Walgreens Boots Alliance. Un revers qui symbolise la perte de vitesse de ce qui était un fleuron de l'industrie américaine. La rupture est d'autant plus cruelle que General Electric et le Dow Jones convolaient depuis plus d'un siècle. General Electric était même la dernière composante de l'indice à avoir pris part à sa naissance en 1896.

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