•   
  •   

Sport Alstom: GE renonce à tenir ses engagements sur l'emploi en France

15:25  14 juin  2018
15:25  14 juin  2018 Source:   msn.com

Avis de l'UE d'ici au 13 juillet sur la fusion Alstom/Siemens

  Avis de l'UE d'ici au 13 juillet sur la fusion Alstom/Siemens Alstom et Siemens sauront d'ici le 13 juillet s'ils ont le feu vert des autorités européennes de la concurrence à leur rapprochement. La Commission européenne a fixé cette date-butoir dans la foulée de la demande d'autorisation déposée vendredi conjointement par les deux groupes dans le cadre de la procédure de contrôle des concentrations.Alstom, qui doit fusionner avec la branche ferroviaire de Siemens (Siemens Mobility), a fait savoir que la finalisation de l'opération pourrait être retardée au premier semestre 2019, plutôt que d'ici à la fin 2018 comme prévu jusqu'ici.

Logo de General Electric le 21 novembre 2017 sur le site de production de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) © Fournis par AFP Logo de General Electric le 21 novembre 2017 sur le site de production de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique)

Le géant américain General Electric (GE), qui avait acquis la branche énergie d'Alstom en 2014, a renoncé à son engagement de créer un millier d'emplois d'ici la fin de l'année en France, prétextant un "environnement difficile" et s'exposant à une lourde pénalité de l'Etat.

Le PDG de GE, John Flannery, s'est rendu mardi à Bercy pour annoncer au ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, que l'engagement de créer 1.000 emplois nets d'ici la fin de l'année était "hors d'atteinte". Un nouveau rebondissement dans ce dossier qui alimente la polémique depuis quatre ans.

La Fed relève ses taux de 0,25 point, renonce à son pilotage de crise

  La Fed relève ses taux de 0,25 point, renonce à son pilotage de crise La Réserve fédérale (Fed) a relevé ses taux directeurs comme attendu mercredi, confirmant la poursuite du processus de resserrement graduel de sa politique monétaire. La Fed a relevé d'un quart de point la fourchette cible de son taux au jour le jour entre 1,75% et 2,0% mais a aussi renoncé à son engagement de maintenir les taux à un niveau suffisamment bas pour stimuler l'économie "pendant quelque temps" tout en manifestant son intention de tolérer une inflation supérieure à son objectif au moins jusqu'en 2020.

Le patron de GE a assuré être "confronté à un environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l’énergie", selon un communiqué du ministère.

M. Flannery a succédé l'an passé à la tête de GE à Jeff Immelt, le PDG qui avait mené à bien l'acquisition de la branche énergie d'Alstom en 2014 pour 13,5 milliards de dollars. Il avait qualifié cette opération de "très décevante" en novembre.

M. Le Maire a "regretté" l'annonce de GE, qui selon Bercy n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril, et a demandé au groupe américain de prendre "désormais toutes les dispositions nécessaires" pour se "conformer au mieux" à ses engagements.

Le ministre a rappelé à M. Flannery que "les engagements qui ont été pris par GE (...) sont d'une grande importance pour le gouvernement, et qu’il se doit de veiller à leur concrétisation".

France: GE ne peut tenir ses engagements de créations d'emploi

  France: GE ne peut tenir ses engagements de créations d'emploi Bruno Le Maire a demandé à General Electric de "se conformer aux mieux" aux engagements pris après le rachat des activités énergie d'Alstom en 2015, après que le groupe américain a fait savoir qu'il ne pourrait tenir son objectif de création de 1.000 emplois nets à fin 2018. Dans un communiqué, le ministre français de l'Economie et des Finances indique que le PDG de GE, John Flannery, lui avait annoncé que cet engagement était "désormais hors d'atteinte", invoquant un "environnement difficile du fait de l'évolution défavorable de ses marchés historiques dans le secteur de l’énergie".

En décembre, M. Le Maire avait encore assuré que GE était "en ligne avec les engagements pris en 2014", après l'annonce par le groupe américain de la suppression de 12.000 emplois dans le monde dans sa branche Energie.

Le cabinet chargé du suivi des engagements de GE, Vigeo Eiris, avait alors estimé les emplois nets créés par le groupe à 358 à fin octobre 2017, soit 35 de plus que ceux évoqués mercredi par Bercy.

- Amende ou pas ?

M. Le Maire a demandé au PDG que des "perspectives claires soient données pour les années à venir à chacun des sites industriels de GE en France, qui permettent d’assurer la pérennité de l’activité et des emplois associés".

GE a assuré pour sa part qu'il continuerait "à travailler en étroite collaboration avec le ministère de l'Economie et des Finances" sur les engagements pris lors de l'acquisition.

Le ministre des Finances Bruno Le Maire, ici le 12 juin 2018 à Paris © Fournis par AFP Le ministre des Finances Bruno Le Maire, ici le 12 juin 2018 à Paris

Le groupe assure avoir tenu ses autres engagements: "la création de quatre sièges mondiaux en France, celle de trois co-entreprises avec Alstom, la non-fermeture de sites en France et la présence d'un Français au conseil d'administration du groupe", a indiqué à l'AFP une source proche de l'entreprise.

Alstom: General Electric ne tiendra pas ses engagements en termes d'emploi

  Alstom: General Electric ne tiendra pas ses engagements en termes d'emploi Le groupe américain General Electric (GE) a annoncé au gouvernement qu'il ne tiendrait pas son engagement de créer 1.000 emplois en France d'ici la fin 2018, comme promis lors du rachat de la branche énergie d'Alstom il y a quatre ans, a indiqué jeudi Bercy. Le ministre des Finances Bruno Le Maire, qui a reçu le patron de GE John Flannery à Bercy, a "regretté" cette décision et demandé au groupe, qui n'avait créé que 323 emplois en France à la fin avril, de prendre "désormais toutes les dispositions nécessaires pour s'y conformer au mieux".

Les accords prévoyaient une pénalité de 50.000 euros par emploi net qui ne serait pas créé avant la fin 2018, soit une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici fin 2018.

L'ex-ministre Arnaud Montebourg a appelé le gouvernement à appliquer ces amendes. Grâce au décret de mai 2014 sur les acquisitions stratégiques par des groupes étrangers, "nous avons pu fixer pour la première fois des amendes civiles en cas de non respect des emplois créés", a-t-il expliqué à l'AFP

"On peut dès lors appliquer ces amendes", a-t-il ajouté, encourageant le gouvernement à renforcer son dispositif en prévoyant l'annulation d'une acquisition si les engagements ne sont pas respectés.

"Nous tiendrons nos engagements contractuels", a assuré la source proche de GE, interrogée sur cette amende. "Nous discuterons de ça avec eux à la fin de l'année", a ajouté l'entourage de M. Le Maire.

Les conditions de l'acquisition de la branche énergie d'Alstom par GE avaient provoqué un bras de fer entre le PDG français de l'époque, Patrick Kron, et M. Montebourg, qui défendait plutôt un rapprochement avec l'allemand Siemens.

De leur côté, les principaux élus LR du Territoire de Belfort, base historique d'Alstom, ont demandé, dans un communiqué commun, au gouvernement de faire "respecter la parole donnée" par GE et qu'il prenne "toutes les mesures nécessaires pour préserver l’emploi à Belfort".

Après ce rachat d'un fleuron industriel français, une commission d'enquête de l'Assemblée nationale a préconisé une extension du champ d'application du contrôle des investissements étrangers.

La branche transports d'Alstom, qui n'a pas été rachetée par GE, va, elle, être reprise par Siemens.

La CE tiendra compte de la concurrence chinoise pour Alstom/Siemens .
Les régulateurs européens, qui examinent le projet de rapprochement entre Alstom et la branche ferroviaire de Siemens, prendront en compte les pressions à la concurrence exercées par le chinois CRRC, a déclaré lundi la commissaire européenne à la Concurrence. Les deux groupes veulent créer un champion franco-allemand dans le domaine du ferroviaire, mieux à même de se mesurer à CRRC et au canadien Bombardier.Avec un chiffre d'affaires annuel de 35 milliards de dollars (30 milliards d'euros), CRRC fait la course en tête loin devant Siemens Mobility, Alstom et Bombardier.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

C'est intéressant!