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Sport 3 QUESTIONS À-BlackRock-La Chine plus accommodante par pragmatisme

19:58  14 juin  2018
19:58  14 juin  2018 Source:   fr.reuters.com

La Chine assouplit encore ses règles pour les investisseurs étrangers

  La Chine assouplit encore ses règles pour les investisseurs étrangers La Chine a assoupli mardi les conditions encadrant les sorties de capitaux effectuées par certaines catégories d'investisseurs étrangers détenant des actions ou des obligations chinoises, dernière initiative en date de Pékin pour ouvrir ses marchés. L'administration publique du marché des changes en Chine (Safe) a annoncé la suppression du plafond mensuel de 20% sur les fonds rapatriés dans le cadre du mécanisme pour les investisseurs institutionnels étrangers qualifiés (QFII), dont la devise d'usage est le dollar.

La Chine, qui a surpris jeudi les marchés en laissant ses taux inchangés, adopte une politique monétaire plus accommodante pour gérer à la fois les incertitudes liées aux velléités protectionnistes de Donald Trump et le risque d'un ralentissement de sa croissance, lié notamment à la volonté de Pékin de contrôler un endettement galopant, explique à Reuters Helen Zhu, responsable de la gestion fondamentale sur les actions Chine chez BlackRock, numéro un mondial de la gestion d'actifs.

1/ Pourquoi une politique monétaire moins agressive de la part de la Chine ?

Helen Zhu - "Le tableau général est que l'économie chinoise a été très solide en 2017 et les indicateurs microéconomiques pour ce début d'année sont également plutôt bons. Les décideurs monétaires essayent toutefois d'anticiper et il y a deux éléments qui peuvent potentiellement entraîner un ralentissement de la croissance dans les trimestres à venir.

POINT MARCHÉS-Hausse prudente attendue en Europe, l'euro reste sous pression

  POINT MARCHÉS-Hausse prudente attendue en Europe, l'euro reste sous pression Les principales Bourses européennes devraient ouvrir sur une note stable voire légèrement haussière vendredi, après leur poussée de la veille liée à la chute de l'euro consécutive aux annonces de la Banque centrale européenne (BCE). D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait grappiller 0,05% à l'ouverture, le Dax à Francfort avancerait de 0,25% et le FTSE à Londres progresserait de 0,1%. Les indices européens ont fini jeudi sur des plus hauts depuis la fin mai, alors que l'euro a chuté de 1,88%, sa plus forte baisse en une journée depuis le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne en juin 2016. Les cambistes ont réagi à la prudence affichée par la BCE sur la trajectoire future de ses taux, qu'elle ne compte pas relever avant au moins la fin de l'été 2019. L'euro se stabilise vendredi autour de 1,1572 dollar, à son plus bas depuis la fin mai. Dans le même temps, le dollar gagne 0,18% face à un panier de devises de référence et avance de 0,19% face au yen, qui n'a guère réagi au statu quo de la Banque du Japon sur sa politique monétaire. Selon les analystes, le dollar devrait profiter au moins à court terme des divergences de politique monétaire entre la Réserve fédérale (Fed) et les autres grandes banques centrales, la Fed s'étant montrée jeudi plus restrictive que ses consoeurs.

"L'un, ce sont les tensions commerciales, avec des précautions à prendre de la part des décideurs en raison du caractère imprévisible de Donald Trump.

"L'autre, c'est que la Chine tente de contenir la croissance de son endettement et cherche pour cela à réduire significativement le "shadow banking" et les autres formes de financement parallèle de l'économie.

"En raison de ces deux facteurs, les prévisions de risques plus importants pour la croissance que l'an dernier ont augmenté. Toutefois, les décideurs monétaires sont très pragmatiques et savent que si la croissance s'écroule, aucune réforme ne pourra être menée.

"C'est avec ces préoccupations en tête que les décideurs monétaires ont changé de méthode, allant d'une approche très restrictive au second semestre 2017 en début d'année à une politique plus accommodante."

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  RPT-POINT HEBDO-Le scénario se précise sur les marchés ... les risques aussi Au terme d'une semaine animée, l'horizon des politiques monétaires de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne (BCE) se fait plus net mais les marchés n'en ont pas pour autant terminé avec les trois grands facteurs de risque du moment: les tensions commerciales, la politique italienne et la cherté du pétrole. De la réunion de la Réserve fédérale, au-delà de la nouvelle hausse d'un quart de point du taux des "fed funds", les investisseurs ont surtout retenu qu'elle devrait être suivie de deux tours de vis supplémentaires d'ici la fin de l'année, soit un de plus que prévu jusqu'à présent.

2 / Comment cette politique moins accommodante se manifeste-t-elle ?

Helen Zhu - "Jusqu'en mars ou avril, tout le monde ne parlait que de désendettement et de démantèlement du système de financement parallèle. Depuis avril, on a eu une réunion du bureau politique où l'on a parlé de stabiliser la croissance, le marché actions, le marché obligataire et le marché des changes.

"On a aussi eu une baisse inattendue du taux de réserves obligatoires, ce qui revient à libérer de la liquidité pour les banques commerciales et les institutions financières reconnues. Concrètement, pendant que l'on ferme à la liquidité la porte de derrière, on lui entrouvre la porte de devant.

"Le crédit ne peut plus croître autant qu'avant en termes de flux mais comme le crédit existant est important, l'idée est de mieux l'utiliser et d'en faire parvenir une partie aux banques.

"On assiste à des changements subtils et pragmatiques en matière de politique monétaire. Ainsi, l'objectif cette année n'est plus de réduire l'endettement mais de limiter sa croissance et de le stabiliser.

Les valeurs à suivre à Wall Street

  Les valeurs à suivre à Wall Street Principales valeurs à suivre mardi à Wall Street, où les contrats à terme suggèrent une ouverture en baisse de plus de 1% après la nouvelle escalade verbale entre les Etats-Unis et la Chine sur la taxation des échanges commerciaux: * BOEING, premier exportateur américain en Chine, perd 1,8% en avant-Bourse et CATERPILLAR 2%.* ALIBABA, JD.COM et BAIDU perdent entre 2,2% et 3,1% en avant-Bourse, et d'autres groupes chinois cotés à Wall Street évoluent dans le rouge.

"Les deux dernières fois que la Fed a relevé ses taux, la banque centrale a suivi avec de légers ajustements. Cette fois-ci, il n'y pas eu d'ajustement. C'est une confirmation que la posture en matière de politique monétaire est légèrement plus accommodante que par le passé."

3 / Les derniers indicateurs chinois n'annoncent-ils pas un ralentissement de la croissance ?

Helen Zhu - "Les indicateurs de mai ne sont pas aussi mauvais qu'ils peuvent le paraître. La production industrielle a légèrement baissé mais ce n'est qu'un ajustement très léger. Si vous regardez la production d'électricité et les indicateurs du même genre, vous voyez qu'ils restent très robustes. En ce qui concerne les ventes de détail, les gens s'inquiètent d'un ralentissement mais il provient surtout du secteur automobile avec l'effet induit de la baisse des taxes sur les véhicules importés, qui fait que les gens attendent avant d'acheter leur voiture.

"Ce sont des facteurs provisoires. Si vous regardez les fondamentaux de l'économie, ils restent très bons et les chefs d'entreprise auxquels nous avons parlé sont loin de se plaindre.

"Le ralentissement de la croissance va arriver mais il faut prendre en compte le fait que la croissance au premier semestre, autour de 6,8-6,9%, a été supérieure aux attentes.

"Il y aura une décélération mais le rythme en sera maîtrisé parce que les décideurs monétaires sauront prendre en compte les incertitudes et préféreront ralentir plutôt que d'accélérer au risque de perdre le contrôle et de provoquer un atterrissage brutal qui ne serait bon ni pour la Chine, ni pour le reste du monde.

"Donc oui, il y aura un ralentissement de la croissance, mais il pourrait être légèrement plus faible que ce qui est anticipé actuellement. En ce qui concerne la trajectoire de désendettement, elle reste en place mais sera maniée avec précaution plutôt que mise en oeuvre de façon abrupte."

Voir aussi :

*Pékin laisse ses taux inchangés face aux incertitudes économiques

*Chine/Indicateurs-Ralentissement inattendu des ventes de détail

(Propos recueillis par Patrick Vignal, édité par Marc Angrand)

BlackRock vise 30% de la gestion d'actifs d'Intesa .
BlackRock veut prendre une participation de 30% dans l'unité de gestion d'actifs d'Intesa SanPaolo pour avoir une plus grande influence sur le deuxième gérant de fonds commun d'Italie, apprend-on de sources proches du dossier. BlackRock, premier gestionnaire d'actifs dans le monde, est en négociations avec des responsables d'Intesa et espère prendre une part de sa filiale de gestion Eurizon, a dit l'une d'elles."BlackRock est le candidat naturel pour Eurizon", a-t-elle souligné.

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