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Sport La nuit étoilée du LOSC

15:45  09 décembre  2021
15:45  09 décembre  2021 Source:   sofoot.com

Campos, la tentation lyonnaise

  Campos, la tentation lyonnaise Le départ annoncé de Juninho de son poste de directeur sportif de l'OL au terme de l'actuelle saison fait réfléchir un certain Luis Campos. © Fournis par Football 365 Luis Campos ( conseiller sportif LOSC ) - Reconnaissance du terrain Qui prendra la suite de Juninho au poste de directeur sportif de l'Olympique Lyonnais ? S'il est peut-être encore un peu tôt pour se poser la question, certains ont déjà commencé à y réfléchir et au nombre de ceux-là, une ancienne figure de l'AS Monaco et de Lille n'écarte pas l'idée de poser sa candidature.

  La nuit étoilée du LOSC © Fournis par Sofoot

En décrochant une qualification historique pour les huitièmes de finale de Ligue des champions ce mercredi en Allemagne sur la pelouse de Wolfsbourg (3-1), le LOSC s’est offert une soirée de rêve à bien des égards au cœur de la Basse-Saxe. En s’affirmant de la sorte sur la scène européenne ces dernières semaines, le champion de France en titre a repris des couleurs, des vraies, après un début de saison en dents de scie sur le plan national.

C’est une pluie de petits flocons qui s’abat ce jeudi matin sur Wolfsbourg. Le ciel est gris, les cheminées de l’usine Volkswagen crachotent en continu et dans les rues, le petit monde est en route pour une nouvelle journée de labeur. La veille, le miracle allemand n’a pas eu lieu : le club de Wolfsbourg, le Vfl, a été laminé par Lille (1-3) devant 6000 personnes tout au plus et termine donc quatrième dans une indifférence quasi générale. Il faut dire que la Covid n’aide pas : hier soir dans les rues de la ville-usine de Basse-Saxe, il n’y avait ni larmes allemandes ni chants de victoires français. Il n’y avait rien, en fait. Seulement les sourires de la délégation lilloise, des U19 au groupe pro, qui s’apprêtaient à rentrer dans le Nord avec le sentiment d’avoir accompli quelque chose d’historique. Et c’est déjà pas mal.

Jonathan David sauve le LOSC

  Jonathan David sauve le LOSC SOCCER-LIGUE-1:Jonathan David sauve le LOSC © Reuters/Pascal Rossignol Jonathan David sauve le LOSC par Robin Joanchicoy (iDalgo) Les Lillois ont été secoués ce samedi au stade Pierre-Mauroy, mais s’emparent tout de même des trois points face à Troyes (2-1). Largement favori sur le papier, c’est pourtant le LOSC qui encaisse le premier but de la rencontre suite à une frappe sèche de Tristan Dingome (6’). Critiqué depuis le début de saison, Jocelyn Gourvennec tente un coup tactique : Jonathan David remplace Xeka au retour des vestiaires.

Le LOSC a mué

Qui aurait pu imaginer, le 20 octobre dernier au coup de sifflet final d’un très fermé Lille-Séville (0-0), que le LOSC terminerait de cette manière la première partie de sa campagne européenne ? Pas grand-monde. Avec seulement deux points glanés au bout de trois rencontres, les deux à domicile face à Wolfsbourg et Séville sur un score nul et vierge, les oracles du monde entier prédisaient la médaille en chocolat du groupe G pour les Dogues. Il n’en a finalement rien été. « On savait qu’avec deux points après trois matchs, on était quatrièmes, mais avec cette possibilité de revenir dans le coup, expliquait le sourire aux lèvres Jocelyn Gourvennec après la rencontre. Puis on est passé troisièmes, puis seconds, puis premiers du groupe. La victoire à Séville a été un tournant, il est là le déclic dans la tête des joueurs. » Depuis un mois, il y a eu Séville donc (2-1), Salzbourg (1-0) et l’apothéose qui s'appellera Wolfsbourg (3-1) pour l’éternité.

Lille valide son strapontin pour les 8es / Ligue des Champions (J6)

  Lille valide son strapontin pour les 8es / Ligue des Champions (J6) Le LOSC a assuré sa qualification pour les 8es de la Ligue des Champions en prenant le meilleur sur Wolfsburg (3-1). © Panoramic Benjamin Andre Wolfsburg Lille 08122021 Il y aura deux équipes françaises en huitièmes de finales de la Ligue des Champions. Après le PSG, Lille a obtenu, à son tour, son billet pour la phase à élimination directe. Les Dogues ont fait même mieux que les Franciliens en terminant en tête de leur poule. Ils ont achevé leur parcours avec trois victoires, dont la dernière ce mercredi sur le terrain de Wolfsburg (3-1).


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Si Séville a pu être un déclic, Wolfsbourg pourrait être la suite logique pour les joueurs du LOSC. Face aux Allemands, « tout n’a pas été facile » comme le confiait Benjamin André après la rencontre. Mais Lille est parvenu à faire le dos rond lorsque le moteur allemand rugissait, puis à mettre le doigt là où ça fait mal quand il en a eu l’opportunité. Au cœur de la Volkswagen Arena, la première période fut un bon résumé des sorties européennes lilloises de ces dernières semaines : que ce soit dans une ambiance chaude comme à Séville ou bien dans un semi huis clos comme en Allemagne, Lille s’est montré très solide derrière et clinique devant. L’ouverture du score de Burak Yılmaz, sur l’un des deux seuls tirs cadrés nordistes de la première période, part d’un corner adverse capté par Grbić et concrétisé dans la minute par le Turc après un rush de Jonathan Ikoné et un total de trois passes. La seconde période en revanche a montré un Lille que l’on connaissait moins : maître de ses émotions, très offensif même à 3-0, animé par une volonté constante d’aller de l’avant et de marcher sur son adversaire plutôt que de l'attendre pour le contrer. Un constat que partageait Jonathan David au micro de Canal+ : « On est plus compacts défensivement, on est plus durs à passer. Après, en attaque, on est plus décisifs, on marque plus. C'est ce qui fait la différence et qui nous aide beaucoup. »

Signé Gourvennec

  Signé Gourvennec Jocelyn Gourvennec est le principal responsable de l'historique exploit lillois. « J’ai attendu 26 ans pour revivre des moments comme ça. On s’était qualifiés avec Nantes. 26 ans c’est long, mais quand je regarde derrière, j’ai l’impression que c’était hier », confiait Jocelyn Gourvennec au micro de Canal + avant la rencontre. 90 minutes plus tard, après avoir disposé de Wolfsburg avec autorité en Allemagne (1-3), le technicien français peut savourer la qualification de Lille et déjà se projeter sur des instants qui lui ont manqué pendant presque trois décennies. Ces joutes européennes quasi-printanières, le LOSC ne les avait plus connues depuis 2006.

« On aura le temps de savourer lundi, lorsqu'on verra le tirage »

Au moment de faire les comptes de cette phase de poules de C1, le résultat final est plus que probant : le LOSC termine en tête de son groupe pour la première fois de son histoire avec onze points, s’offre donc le luxe de recevoir son prochain adversaire au match retour tout en finissant troisième meilleure défense sur la période avec quatre buts encaissées (seuls le Real et le Bayern ont pris un but de moins que les Dogues). Pourtant, malgré les dents apparentes et quelques selfies pris sur la pelouse, la joie des Lillois était loin d’être exubérante. Comme si la machine était maintenant bien en marche, tous avaient déjà la tête tournée à Lyon, que le LOSC reçoit dimanche à Pierre-Mauroy, dans un choc de grosses cylindrées en retard sur les temps de passage. Benjamin André le premier : « Ce qu’on avait fait l’année dernière en terminant champions, c’était déjà grand, mais là, on amène le LOSC encore un peu plus haut, assurait quand même la plaque tournante nordiste. On se prend à rêver, car on est capables de faire quelque chose de grand avec cette équipe quand on est à 100%, voire 110% comme ce soir. Mais on n’a pas le temps d’être dans le calcul. La Ligue 1 revient dès dimanche, et il faut vite basculer. On aura le temps de savourer lundi, lorsqu'on verra le tirage. »

Lille, c’est « historique »

  Lille, c’est « historique » Les Lillois n’ont pas boudé leur plaisir après avoir décroché leur qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, avec, à la clé, la première place de leur groupe. Lire aussi : Juventus ou Real: adversaires les plus probables pour le PSG !

Le tirage verra donc le LOSC tête de série affronter soit le Sporting Portugal, Benfica, l’Atlético, Chelsea, l’Inter ou encore le vainqueur d’Atalanta-Villarreal reporté à cause de la neige. Gourvennec lui-même en est conscient : tout le monde voudra tirer le LOSC « plutôt que le Bayern ou la Juve », selon ses propres mots. Difficile de lui donner tort. Même si d’ici le mois de février, Lille ne sera peut-être plus onzième de Ligue 1 et aura capitalisé sur sa campagne européenne d’ores et déjà réussie pour faire oublier son début de saison raté aux quatre coins de l’Hexagone. Reste qu’après le Trophée des champions glané cet été au nez et à la barbe du PSG (1-0) et cette seconde qualification dans l’histoire du club pour les huitièmes, cette équipe a montré qu’elle pouvait se sublimer. Personne ne sait où en sera Lille dans trois mois, si Jonathan Ikoné ou Renato Sanches seront encore là, si Jonathan David continuera à enquiller les buts et si la paire José Fonte-Sven Botmen sera toujours aussi imperméable. Ce qui est sûr en revanche, c'est que Wolfsbourg a beau ne pas être la plus belle cité d’Allemagne, elle aura à jamais une place de choix dans le cœur des Lillois comme dans la saison de ce LOSC-là.

Lille n’échappe pas à Chelsea .
Comme lors du premier tirage au sort, le Losc a été placé sur la route de Chelsea en huitièmes de finale de la Ligue des champions. C'était le cas lors du premier tirage, finalement annulé par l'UEFA pour d'incroyables raisons techniques. Et le Losc a de nouveau hérité des Blues, pour de bon cette fois, quelques heures plus tard.

usr: 1
C'est intéressant!