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Sport Jean Borotra, de la Coupe Davis à Pétain

16:30  23 mai  2020
16:30  23 mai  2020 Source:   liberation.fr

Pique, la Coupe Davis pessimiste ira de l'avant Le footballeur

 Pique, la Coupe Davis pessimiste ira de l'avant Le footballeur de Barcelone, Gerard Pique, a émis des doutes majeurs quant aux chances de Madrid d'organiser la finale de la Coupe Davis cette année. La société Kosmos de Pique a repris l'organisation de l'événement pour la première fois l'année dernière, et dans sa première année avec un nouveau format, l'Espagne a remporté le tournoi en novembre à Madrid. L'épidémie de coronavirus a paralysé le tennis jusqu'à au moins la mi-juillet, et probablement plus longtemps.

Il dispute de multiples fois la coupe Davis , associé aux trois autres mousquetaires (Henri Cochet, René Lacoste Jean Borotra est le détenteur d ' au moins 85 titres internationaux. Il a été 59 fois champion de Carrière politique : ministre de Pétain [modifier | modifier le code]. Jean Borotra a adhéré à la

De ce quatuor magique, ne subsistent aujourd'hui que deux de ses membres: René Lacoste et Jean Borotra . Ce dernier, âgé de 93 ans, n'a rien perdu de son élégance L'équipe de France a conservé la Coupe Davis six années de suite, entre 1927 et 1932. Comment expliquer une telle domination?

Jean Borotra en 1924. Jean Borotra en 1924.

Après avoir participé au rayonnement du tennis français en tant que membre des Quatre Mousquetaires, Jean Borotra s'investit dans une seconde carrière, moins glorieuse : commissaire général à l'éducation et aux sports, au sein du gouvernement Pétain.

Chaque semaine avec RetroNews, le site de presse de la BNF, retour sur une histoire de sports telle que l’a racontée la presse de l’époque. Ce samedi, retour sur Jean Borotra, de sa carrière tennistique, au ministère des Sports sous Pétain.

5 juillet 1924. Alors que l’effervescence règne dans Paris, à la veille de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, l’ambiance n’est pas moins animée à Londres. Plus de 15 000 personnes se massent à l’intérieur du Center Court pour assister à une finale franco-française inédite dans le plus vieux tournoi de tennis au monde : Wimbledon. D’autant plus inédite qu’aucun tricolore n’y a jamais soulevé le trophée.

Deux adolescents à l'hôpital après une fusillade à East York

 Deux adolescents à l'hôpital après une fusillade à East York © Chris Ensing / CBC News Selon la police de Toronto, une personne a été arrêtée relativement à une arme récupérée trouvée dans la zone de l'incident. Deux adolescents sont hospitalisés après une fusillade à East York samedi soir, selon la police de Toronto. Selon l'inspecteur de service. Stacey Davis, la police a reçu plusieurs appels téléphoniques peu après 17 heures. d'une fusillade dans le secteur de Thorncliffe Park Drive et Overlea Boulevard.

Pour les articles homonymes, voir Équipe de France. L'équipe de France de Coupe Davis est la sélection des joueurs français de tennis participant à la Coupe Davis chaque année depuis 1904. Elle est placée sous l'égide de la Fédération française de tennis.

Biographie. Jean Robert Borotra (dit le Basque bondissant), est un joueur de tennis et homme politique français né le 13 août 1898 au Domaine Il fut l'un des « Quatre Mousquetaires » du tennis français qui illustrèrent notamment avec l'équipe de France en Coupe Davis dans les années 1920.

Le tout jeune Henri Lacoste, 20 ans, défie alors Jean Borotra, de six ans son aîné. A la clé : le titre honorifique de champion du monde. Dans son édition du matin du dimanche 6 juillet, le Journal évoque «un match durement disputé», conclu par Borotra en cinq sets (3-6, 6-1, 3-6, 6-1, 6-4). Premier sommet d’une carrière dont on croirait qu’elle n’a jamais cessé de durer, tant la longévité dépasse l’entendement. A l’aube de ses 51 ans – en 1949 – le natif d’Arbonne, au Pays basque, remportait encore le championnat d’Angleterre, sur bois.

Pas grand-chose ne l’y prédestinait. Sa rencontre avec la balle jaune (qui était blanche à l’époque) se fait au cours d’un séjour linguistique dans le Surrey, à l’adolescence. Alors surtout adepte de pelote basque, la légende veut qu’il lâchait ses premiers coups… à mains nues. Lorsqu’il se résolut à enfin tenir une raquette en main, il se la passait d’une main à l’autre, en fonction du côté où arrivait la balle, sous les yeux stupéfaits des observateurs. Un style à l’instinct, peu académique, couvert par une incroyable condition physique. Et la victoire au bout, presque toujours.

2 adolescents adolescents hospitalisés après une fusillade à East York

 2 adolescents adolescents hospitalisés après une fusillade à East York © Chris Ensing / CBC News La police de Toronto a déclaré qu'une personne avait été arrêtée en rapport avec une arme à feu retrouvée trouvée dans la zone de l'incident. Deux adolescents sont hospitalisés à la suite d'une fusillade à East York samedi soir, selon la police de Toronto. Selon l'inspecteur de service. Stacey Davis, la police a reçu plusieurs appels téléphoniques peu après 17 heures. d'une fusillade dans le secteur de Thorncliffe Park Drive et Overlea Boulevard.

Portrait de Jean Borotra . Titre + sous-titre Ressources. Surnommé le Basque bondissant, il était l'un des « Quatre Mousquetaires » qui s'illustrèrent notamment avec l'équipe de France en Coupe Davis dans les années 1920 et 1930. Jean Borotra est nommé officier de la Légion d'honneur en 1977

Pour la dernière finale de la Coupe Davis dans sa formule actuelle, du 23 au 25 novembre à Villeneuve-d’Ascq (Nord), il a choisi de défier les Croates sur 1932. A l’époque, les « mousquetaires » – Jean Borotra , Henri Cochet, René Lacoste et Jacques Brugnon – raflaient presque tout sur cette

Dans Borotra : de Wimbledon à Vichy, Daniel Amson raconte un épisode survenu en 1919. Borotra, la vingtaine, sert alors en Allemagne en tant que jeune officier. Il s’inscrit aux championnats de tennis de l’armée du Rhin. «Le capitaine Cardot, vainqueur du tournoi de simple en 1914, lui demanda de disputer le double avec lui. Ils atteignirent la finale et, lorsqu’ils l’eurent perdue, le partenaire du futur mousquetaire lui demanda soudain : «Combien de fois avez-vous joué au tennis ? — Moins d’une centaine de fois, déclara Borotra, après un rapide calcul. — Cela ne m’étonne pas, répliqua le capitaine Cardot. Dès que vous aurez la possibilité de vous entraîner deux heures, trois ou quatre fois par semaine, je ne serais pas surpris que vous deveniez champion de France en deux, trois ans.»

Cardot ne s’était trompé que de deux ans. En 1924, la prophétie se réalise : au Sporting Club de Paris, Jean Borotra se défait du Lyonnais Henri Cochet et devient pour la première fois champion de France sur courts couverts. Dans l’Excelsior du 5 mars 1924, deux photos-légendes résument la partie. L’une avant le match décisif, où Borotra pose avec l’octuple champion de France Max Decugis ; l’autre en plein échange, où l’on peut déceler son style atypique.

Big Table Media acquise par les dirigeants de longue date Wendi Fontes & Geoff Davis

 Big Table Media acquise par les dirigeants de longue date Wendi Fontes & Geoff Davis © Big Table Media Big Table Media , la société de production derrière la franchise Crashers sur le bricolage, entre autres, a été acquise par des dirigeants de longue date Wendi Fontes et Geoff Davis . Fontes et Davis ont acquis la propriété majoritaire du cofondateur et associé directeur Peter Holmes, qui restera avec l'entreprise, et du cofondateur Bill Swan, qui a annoncé sa retraite. Fontes et Davis dirigeront l'entreprise en tant que producteurs exécutifs et copropriétaires.

La Coupe Davis 1929 est remportée par la France qui, grâce à sa victoire finale face aux États-Unis, parvient à remporter son troisième Saladier d'argent consécutif. Équipe France : Jean Borotra , Christian Boussus, Jacques Brugnon, Henri Cochet, Capitaine : Pierre Gillou.

Pour un article plus général, voir Coupe Davis . La Coupe Davis 2001 correspond à la 90e édition de ce tournoi de tennis par nations. Elle est remportée par la France grâce à sa victoire en finale face à l'Australie à Melbourne. Un nombre record de 139 pays participent à cette édition.

Un style résumé en quelques mots par un journaliste de l’Excelsior, présent à l’occasion de son second titre sur le gazon londonien, le 2 juillet 1926. «Jean Borotra, qui n’avait pu donner toute sa mesure dans les championnats internationaux de France de tennis, a retrouvé sa grande forme dans le tournoi de Wimbledon. Etant redevenu lui-même, c’est-à-dire brillant à la volée, prompt à la détente, et variant à l’infini ses interventions, il vainquit en trois sets Howard Kinsey (8-6, 6-1, 6-3).» De quoi lui valoir le surnom de «Basque bondissant». L’Excelsior y ajoute ce jour-là : «le prodige du tennis».

Il ne fut pas le seul Français à l’être ces années-là. Difficile alors de dissocier la carrière du natif d’Arbonne de celles de ses compatriotes Henri Cochet, René Lacoste et Jacques Brugnon. Il n’y a qu’à voir le titre de l’Intransigeant du 21 février 1926, après les victoires conjointes de Borotra, Lacoste et Brugnon au championnat des Etats-Unis pour comprendre : «Une ère brillante pour le tennis français», titre alors le journal qui évoque «une période de gloire tout à fait extraordinaire», à peine relativisée par le fait qu’il s’agissait là d’épreuves sur courts couverts, «auxquelles on n’accorde pas généralement la même importance qu’on attache aux épreuves disputées en plein air».

Pat Sajak appelle des animateurs de talk-show et des journalistes disant aux chômeurs de rester à la maison

 Pat Sajak appelle des animateurs de talk-show et des journalistes disant aux chômeurs de rester à la maison Pat Sajak. Photo: JR Davis / PHOTOlink / Collection Everett / Images CP Pat Sajak pense aux personnes dans le besoin. Au cours du week-end, l'animateur de "Wheel of Fortune" s'est tourné vers Twitter pour appeler des professionnels des médias comme des DJ et des animateurs de talk-show qui sont toujours employés pour dire aux personnes sans emploi de rester à la maison.

La Coupe Davis 1932 est remportée par la France qui, grâce à sa victoire finale face aux États-Unis, parvient à remporter le sixième saladier d'argent consécutif. Équipe France : Jean Borotra , Christian Boussus, Jacques Brugnon, Henri Cochet, Capitaine : Pierre Gillou.

Et première finale de l 'histoire de la Coupe Davis jouée dans le cinquième set du cinquième match. Les Quatre Mousquetaires remportent une seconde Coupe Davis d'affilée : de gauche à droite, Jacques Brugnon, Henri Cochet, René Lacoste et Jean Borotra .

Associés pour la première fois en Coupe Davis en 1923, les quatre Français deviennent à partir de 1927 les fameux «Quatre Mousquetaires» –appellation dérivée du classique d’Alexandre Dumas, et par lequel on nomme désormais le trophée du vainqueur de Roland-Garros. Raquettes en guise d’épées, ils taillent en pièces leurs adversaires de la fin des années 1920 au début des années 1930. Sur les 45 grandes finales disputées de 1924 à 1932 (les quatre du Grand Chelem et la Coupe Davis), 24 furent remportés par au moins l’un d’eux, dont six Coupe Davis consécutives.

La dernière d’entre elle est peut-être la plus belle pour Borotra. Contrairement à Cochet et Brugnon (Lacoste était à la retraite), il n’est pas vraiment attendu dans l’équipe finale qui défie les Etats-Unis. «De grosses critiques avaient été faites au sujet de la sélection du Basque, qu’on jugeait peu capable de tenir encore un rôle dans la Coupe», appuie Match dans son édition du 2 août 1932.

Lors du premier match, le Basque déjoue les pronostics pour s’imposer. A 2-1 pour les tricolores, une victoire contre Wilmer Allison scellerait le scénario. Mené deux sets zéro, Jean Borotra revient à égalité, plie dans la dernière à 4-2, revient à portée à 5-4. Soudain, un geste désespéré : le Basque vient de déchirer l’une de ses chaussures. «Borotra fait des signes désespérés vers l’arbitre. Il perd 15, il perd 30, il perd 40. Alors la foule s’en mêle, proteste, hurle, réclame qu’on permette à son champion de défendre sa chance régulièrement. Mais le règlement est là. Il interdit l’arrêt pendant un jeu», raconte Match. Sur la balle de match, les capitaines finissent par se concerter, et autorisent le joueur à changer l’espadrille. C’est le tournant : «Alors il gagne le jeu, il gagne le set, il gagne le match, il gagne la Coupe Davis. Trois fois hurrah pour Borotra !»

Jimmy Cobb, batteur de jazz sur Miles Davis `` Kind of Blue '', meurt à 91

 Jimmy Cobb, batteur de jazz sur Miles Davis `` Kind of Blue '', meurt à 91 © TheWrap Jimmy Cobb batteur de jazz obit Jimmy Cobb, légendaire batteur de jazz et membre du premier grand sextet de Miles Davis, est décédé dimanche à son Manhattan domicile du cancer du poumon, NPR rapporte . Il avait 91 ans. Cobb, qui faisait partie du groupe de Davis depuis près de trois décennies, était surtout connu pour son travail sur l'emblème de Davis, "Kind of Blue", que de nombreux critiques ont appelé le meilleur album de jazz de tous les temps.

Un épisode qui va résonner longtemps, jusqu’à un certain mois de juillet 1940. A cette époque, guerre oblige, Borotra, la quarantaine passée, est retiré des courts. Sa popularité, combinée à sa volonté de développer le tennis dans le pays, l’avait conduit presque naturellement à s’emparer du poste de directeur du Tennis Club de France, où le succès ne le fuit pas. Le Comité des écrivains sportifs lui attribue d’ailleurs le prix de dirigeant sportif en tant que «champion, animateur et organisateur en tennis, de plus président du Tennis Club de Paris et de l’International Tennis Club de France», précise un encart du Matin du 4 novembre 1938.

Une habileté à gérer qui remonte aux oreilles du gouvernement en construction, sitôt la capitulation de juin 1940 consommée. C’est ainsi que le 13 juillet 1940, les Français apprennent la nomination de Jean Borotra en tant que commissaire général à l’Education générale et aux Sports : «Enfin un champion dans le ministère ! […] Toute la ville en parle… Jean Borotra, "le Basque bondissant" devient un personnage officiel», évoque le France-Soir du 17 juillet. Une investiture alors saluée par la presse collaborationniste, qui s’appuie sur ses qualités de tennisman et exacerbe ses exploits passés afin de justifier sa capacité à gérer son portefeuille : Borotra y est qualifié de «sport à l’état pur», loué pour son «courage», sa «générosité», son «adresse» et son «intelligence». Surtout : «Nul n’a oublié comment, alors qu’on la croyait définitivement perdue, Borotra nous gagna la Coupe Davis.[…] Pour lui, la vie est restée un sport. Borotra mène ses affaires avec autant de fougue que s’il s’agissait de gagner un match.»

Le batteur de Miles Davis Jimmy Cobb décède à l'âge de 91 ans

 Le batteur de Miles Davis Jimmy Cobb décède à l'âge de 91 ans © Bang Showbiz Jimmy Cobb Le batteur de Miles Davis Jimmy Cobb est décédé d'un cancer du poumon à l'âge de 91 ans. Le musicien était le dernier membre survivant de la légende du jazz Davis 'First Great Great Sextet et a joué sur son album emblématique de 1959, «Kind of Blue», alors qu'il n'avait que 30 ans.

Le Maréchal sait qu’il peut compter sur cet homme au passé glorieux, et pas seulement sur le plan sportif. A peine majeur, Borotra s’était retrouvé enrôlé dans l’armée française, d’abord comme sous-lieutenant, à servir le 8e groupe du 121e bataillon d’artillerie lourde pendant la Première Guerre mondiale, après un bref passage à Fontainebleau, berceau des artilleurs du pays.

Ses exploits contre les Allemands sont narrés dans la presse locale de l’époque. Dans son édition du 18 novembre 1918, la Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le dépeint comme un «jeune officier plein de sang-froid, d’une belle crânerie ; se donnant à sa tâche à plein cœur, avec toute la belle ardeur de ses vingt ans.» Avec mention spéciale en 1918, où ses services rendus, notamment en tant qu’officier furent qualifiés de «précieux». Des actes qui lui valent la Croix de guerre. Son exceptionnelle condition physique, louée par bon nombre d’observateurs durant ses années tennis, comptait déjà parmi ses atouts de l’époque : «Il a refusé de prendre du repos, a dompté la maladie par son énergie et a pu ainsi, jusqu’au bout, poursuivre l’ennemi et lui faire du mal.»

Avec près de deux milliards de francs de budget en lieu et place des 50 millions de l’année précédente, son champ des possibles est large au ministère. Dans l’Art de la défaite (1940-1944), Laurence Bertrand Dorléac brosse alors le portrait d’un Borotra «moins autoritaire que son successeur […] il savait ménager la chèvre et le chou et jusqu’aux efforts passés, allant jusqu’à célébrer la mémoire de Léo Lagrange (son prédécesseur sous Léon Blum). Avec lui, les réunions sportives prenaient l’air insolent de grandes fêtes patriotiques où l’on ne lésinait pas sur l’hymne nationale ni les drapeaux tricolores.»

Le Basque fait fi des sermons conjoints de l’Eglise, de l’Académie de médecine et des parents, et développe la pratique du sport à un niveau rarement atteint chez les jeunes Français. Au bout de six mois, le maréchaliste convaincu met en place les grandes lignes de son projet. Sa mesure phare, dès octobre 1940 : supprimer le sport professionnel et y favoriser le sport amateur. «Il faut que la foule des spectateurs passifs descende des gradins où elle assiste chaque dimanche aux ébats des vedettes, et vienne prendre part aux jeux du stade», clame-t-il dans une allocution retranscrite par le Petit Parisien du 8 septembre 1940. Parmi les victimes de ce changement radical : le tennis, la lutte, et le rugby à XIII, avec saisie des biens pour le dernier nommé.

Davis Love III et Zach Johnson nommés vice-capitaines de la Ryder Cup américaine

 Davis Love III et Zach Johnson nommés vice-capitaines de la Ryder Cup américaine © Getty Images Davis Love III (à gauche) et Zach Johnson Davis Love III et Zach Johnson ont été nommés vice-capitaines de l'équipe de la Ryder Cup des États-Unis. Le double capitaine Love et Johnson rejoint Jim Furyk au sein de l'équipe du skipper Steve Stricker pour la biennale, qui doit se dérouler à Whistling Straits dans le Wisconsin du 25 au 27 septembre. Love a été capitaine des États-Unis contre l'Europe pour la deuxième fois en 2016, les hôtes regagnant le célèbre trophée à Hazeltine.

La refonte de la doctrine sportive – et avec elle celle de l’appareil des Fédérations – doit favoriser le processus. A cela, il faut y ajouter au moins quatre autres mesures : le développement de l’équipement, la formation des cadres, le contrôle médical, et l’éducation générale et sportive jusqu’à 20 ans. Sans oublier la création des centres régionaux d’éducation physique et sportive (les futurs Creps).

Des réformes «pour la plupart excellentes», relate le Cri du peuple de Paris, dans son édition du 1er janvier 1941. «Bien des choses que les sportifs véritables réclamaient depuis de nombreuses années et que les hommes politiques, alors au pouvoir, n’avaient jamais seulement réalisées.»

A son poste, Borotra va profiter d’une sorte de malentendu au sein de la société, que Laurence Bertrand Dorléac résume ainsi : d’un côté, «les partisans officiels d’une pratique sportive destinée à maintenir l’ordre, la hiérarchie, à faire oublier les conflits sociaux et les confessions, à former une jeunesse moins "athlétique" que "rustique"» ; et de l’autre, «les masses de sportifs en mal de distractions, voyant là, comme au spectacle ou dans les salles d’exposition, une manière efficace de répondre à la morosité». Outrepassant ces deux approches, Borotra et ses relais vont entretenir l’ambiguïté du sport comme «merveilleux instrument de rénovation nationale» ainsi que le reprend un titre de l’echo d’Alger en avril 1941.

A la vanité, le laisser-aller dans la tenue et la conduite, l’égoïsme et le goût de la facilité, il invite les dirigeants sportifs – véritables maîtres de l’éducation générale – à inculquer aux jeunes la modestie, la dignité, l’esprit d’équipe et le sens du devoir. «Désintéressé, discipliné et loyal, le sportif sera ce qu’il doit être : un exemple», évoque l’Echo d’Alger dans une retranscription d’une allocution de Borotra en avril 1941, à l’occasion d’un passage en Algérie. Plus loin dans l’article, le général Weygand, ancien ministre de la Guerre de Pétain, reconverti délégué général en Afrique française, y est présenté en qualité d’athlète.

L’Afrique du Nord, Borotra essaiera d’y retourner après son renvoi du gouvernement, en 1942. Son but ? Rallier la Résistance, alors que les troupes alliées viennent de débarquer quelques jours plus tôt. Raté. Rattrapé par la Gestapo, il est fait prisonnier à la prison de Zellenbau, au camp de Sachsenhausen. Là, son passé tennistique lui rend service. Le roi Gustave-V de Suède, qui avait tapé la balle avec Borotra quelques années auparavant, émet une requête à son sujet. Aussitôt, voilà l’homme au béret (son autre surnom) parqué au château d’Itter – sorte de prison de guerre pour VIP – nichée dans le Tyrol autrichien. Parmi ses compagnons de cellule, figure Edouard Daladier. A peine est-il libéré en 1945 que la Sûreté l’arrête à nouveau et le place «en résidence surveillée», d’après le numéro de Combat du 11 mai 1945.

Malgré toutes ces péripéties, Jean Borotra s’en tire à bon compte. Laissé tranquille par la Haute Cour de justice, son come-back sur les courts – à 48 ans – comme celui d’Henri Cochet, provoque toutefois l’ire d’une partie de la presse post-Libération. Coup sur coup, l’Humanité dézingue Borotra, qui en prend pour son grade : «premier Führer des Sports sous Pétain», tel que le qualifie le journal le 21 novembre 1945, tout en se demandant si le tennis ne serait pas «le dernier sanctuaire vichyste».

Quatre jours plus tard, le journal rebondit après la sortie hasardeuse d’Alain Bernard, un spécialiste du sport de l’époque et laudateur de Borotra. L’homonyme du nageur concluait alors : «Borotra, Cochet… c’est tout de même de la bonne race !» En réponse, l’Humanité rend compte de la réaction d’Alfred Nakache, champion de natation juif, qui avait accompagné Jean Borotra lors de sa tournée en Afrique du Nord. Rescapé de Buchenwald, il a «relevé cette insulte faite aux déportés en précisant "que ce sont les services dirigés par Borotra qui le forcèrent à quitter l’Ecole nationale d’éducation physique et ne lui permirent de passer son examen qu’à titre d’étranger !"»

Suite et fin de l’histoire. Malgré son passé trouble – il restera d’ailleurs l’un des plus fervents défenseurs de Pétain, au point de présider pendant quatre ans (1976 à 1980) l’Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain (ADMP)– l’imaginaire collectif ne semble pas lui en tenir beaucoup rigueur, lui préférant le souvenir des «Quatre Mousquetaires». Et aussi parce que, médaillé des déportés-résistants par De Gaulle, et sur les bancs de l’Assemblée comme député gaulliste de 1968 à 1976, quand il n’était pas à la tête de la Fédération internationale de tennis (1960-1961), on finissait par ne plus trop savoir où était sa vraie place. Une chose est sûre, Borotra ne sait pas raccrocher. Pourtant persona non grata pendant plusieurs années à Wimbledon après son passif sous l’Occupation, c’est bien là-bas qu’il fera l’une de ses dernières apparitions. Un double mixte vétéran, disputé… à 87 ans.

Davis Love III et Zach Johnson nommés vice-capitaines de la Ryder Cup américaine .
© Getty Images Davis Love III (à gauche) et Zach Johnson Davis Love III et Zach Johnson ont été nommés vice-capitaines de l'équipe de la Ryder Cup des États-Unis. Le double capitaine Love et Johnson rejoint Jim Furyk au sein de l'équipe du skipper Steve Stricker pour la biennale, qui doit se dérouler à Whistling Straits dans le Wisconsin du 25 au 27 septembre. Love a été capitaine des États-Unis contre l'Europe pour la deuxième fois en 2016, les hôtes regagnant le célèbre trophée à Hazeltine.

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