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Sport Ski de fond : plus de 290 athlètes soupçonnés de dopage, dont des Français

10:30  05 février  2018
10:30  05 février  2018 Source:   francetvinfo.fr

JO-2018: 13 sportifs russes et 2 entraîneurs blanchis sont éligibles pour Pyeongchang

  JO-2018: 13 sportifs russes et 2 entraîneurs blanchis sont éligibles pour Pyeongchang Treize sportifs russes et deux entraîneurs, bannis pour dopage puis blanchis jeudi par le Tribunal arbitral du sport (TAS), sont éligibles pour participer aux jeux Olympiques 2018 de Pyeongchang (Corée du Sud), a annoncé samedi le Comité international olympique (CIO). © Fournis par AFP Le secrétaire général du TAS Matthieu Reeb, livre le verdict sur la requalification des athlètes russes, le 1er février 2018 à Pyeongchang À six jours de l'ouverture du rendez-vous coréen (9-25 février), ces 15 cas vont désormais être examinés par un panel du CIO présidé par Valérie Fourneyron, ancienne ministre française des Sports.

Cette enquête pourrait bien déstabiliser le monde du ski de fond à quelques jours de l'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. Au total donc, 313 médailles sont concernées, soit 290 skieurs soupçonnés de dopage .

Ski de fond : soupçons de dopage chez 290 athlètes dont 18 Français . Une enquête du Sunday Times révèle de nombreux cas de dopage chez les skieurs de fond . Sur les 290 cas suspects, une cinquantaine sont inscrits aux prochains JO d'hiver.

Une cinquantaine de skieurs concernés par ces tests sanguins "suspects" sont qualifiés pour les JO d'hiver 2018, révèle une enquête de plusieurs médias européens.

  Ski de fond : plus de 290 athlètes soupçonnés de dopage, dont des Français © Fournis par Francetv info

Le dopage n'épargne pas le ski. Dimanche 4 février, une enquête publiée par plusieurs médias européens, dont le quotidien britannique The Times, révèle que plus de 290 skieurs de fond, dont 50 qualifiés pour les Jeux olympiques 2018 en Corée du Sud, présentent des résultats de tests sanguins "suspects". Parmi eux, 18 skieurs français seraient concernés.

L'enquête a été réalisée en partenariat avec les chaînes de télévision suédoise SVT et allemande ARD, ainsi que le site d’information suisse Republik. Elle se base sur une gigantesque base de données compilant les résultats de plus de 10 000 tests sanguins concernant près de 2 000 skieurs, sur la période 2001-2010. "Il y a un nombre important de médaillés qui ont des résultats de profil sanguin anormaux ou très anormaux, ce qui laisse penser qu'il y a un cas significatif de dopage", explique James Stray-Gundersen, expert antidopage qui a travaillé avec la Fédération internationale de ski.

Canada: une nouvelle technique antidopage plus rapide et moins chère

  Canada: une nouvelle technique antidopage plus rapide et moins chère Les Jeux olympiques d'hiver se sont ouverts ce vendredi en Corée du Sud alors que les polémiques sur le dopage refont surface. Il y a le dossier russe bien sûr, ce reportage sur le ski de fond qui affirme que 290 athlètes ont présenté des données sanguines « anormales » entre 2001 et 2010. Une analyse d'urine et de sang prend aujourd'hui une trentaine de minutes et coûte plusieurs dizaines de dollars par échantillon. Avec cette nouvelle technique, une minute suffit pour quelques dollars. « On pourrait contrôler tous les jours chaque athlète », affirment les chercheurs de l'université de Waterloo à l'origine de sa mise au point.

EPO, transfusions sanguines : ce sont des techniques de dopage similaires à celles employées dans le cyclisme qui auraient massivement cours dans le ski de fond , détaille 290 skieurs concernés par les soupçons de dopage , dont 51 Russes et 18 Français . Nombre d' athlètes dont les résultats de tests

290 athlètes seraient soupçonnés de dopage en raison de résultats sanguins anormaux, parmi lesquels des Russes, des Norvégiens, des Allemands, des Suédois, des Italiens et des Français , notamment en ski de fond .

La Russie en tête des pays les plus suspectés

Concrètement, 46% des médailles distribuées en ski de fond aux Mondiaux et aux Jeux olympiques, entre 2001 et 2017, ont été gagnées par des athlètes dont les valeurs sanguines ont présenté une ou plusieurs fois des anomalies. Pas moins de 313 médailles, soit plus de 290 skieurs qui présenteraient des tests sanguins irréguliers par rapport à leur passeport biologique – document électronique qui recense les résultats des contrôles. "Selon des experts, la probabilité que ces données sanguines soient dues à autre chose qu'au dopage est de 1%", précise la chaîne publique.

En tête des nationalités concernées par ces soupçons : la Russie, avec pas moins de 51 athlètes concernés. Suivent ensuite l'Allemagne... et la France, avec 18 sportifs concernés. Les pays nordiques – Norvège, Finlande, Suède – ne sont pas épargnés, tout comme les États-Unis. Pour autant, les journalistes qui ont mené l'enquête n'ont dévoilé aucun nom.

Les techniques de dopage sont proches de celles utilisées dans le cyclisme. On retrouve notamment des injections d'EPO (hormones de croissance) et des transfusions sanguines.

Un curleur russe contrôlé positif, sa fédération crie au complot .
Après le patineur japonais Kei Saito, un deuxième cas de dopage a été relevé à Pyeongchang, ciblant le curleur russe Alexander Krushelnitsky, médaillé de bronze du tournoi mixte. La fédération de ce dernier parle de sabotage. Pointée du doigt depuis deux ans et les révélations du rapport McLaren, qui dénonce un système de dopage d’Etat éprouvé lors des Jeux de Sotchi en 2014, la Russie se serait bien passée de ce nouveau scandale.

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