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Style Qui est Guillaume Henry, le directeur artistique de Patou ?

14:20  05 novembre  2019
14:20  05 novembre  2019 Source:   elle.fr

It-piece : le sac cabas Givenchy

  It-piece : le sac cabas Givenchy Le 15 octobre prochain, Givenchy lance son tout premier sac cabas. Une excellente nouvelle pour celles qui aime mettre toute leur maison dans leur sac. Un sac XXL imaginé par la directrice artistique Claire Waight Keller. Le sac « Bond » est remarquable par les larges clous argentés qui ornent et unissent ses pans ainsi que par son caractère très spacieux. Si vous êtes habituée à voyager, il est idéal pour vous ! Sa structure se déploie entièrement et donc est très pratique pour le ranger à plat dans une valise. Les anses sont longues pour permettre de le porter à l’épaule comme à la main.

On avait quitté Guillaume Henry un peu amer de sa dernière expérience (chez Nina Ricci) finie il y a six mois. On le pensait profiter d’une pause Et puis Patou , c’ est Karl Lagerfeld ( qui fut son directeur artistique de 1958 à 1963, NDLR) et surtout, c’ est Lacroix ( de 1981 à 1987), ma première popstar !

Guillaume Henry est un styliste français né en 1978 à Chaumont. Il est principalement reconnu pour ses activités chez la marque de prêt-à-porter Carven entre 2009 et 2014. Guillaume Henry , troisième fils d'un père employé de banque et d'une mère enseignante, né à Chaumont en 1978

Avec éclat et bienveillance, le créateur Guillaume Henry redonne vie à la maison Patou, belle endormie depuis 1987, et ambitionne d'en faire une griffe joyeuse et adaptée à la vraie vie. Rencontre.

  Qui est Guillaume Henry, le directeur artistique de Patou ? © Kristy Sparow/WireImage/Getty Images

Guillaume Henry est un homme heureux. Alors qu'on l'avait quitté début 2018, lorsqu'il prenait congé de son poste de directeur artistique de la maison Nina Ricci occupé pendant trois ans, c'est avec un tout nouveau projet qu'il s'apprête à diffuser de nouveau sa joie créative. À 40 ans, le designer à l'allure juvénile prend en effet les commandes du style de la maison Patou, à peine réveillée de son long sommeil par le groupe LVMH. Et pour notre séance photo, il a tenu à bien s'entourer : une bande de filles joyeuses et bien dans leur époque, toutes habillées par ses soins. « La force de Patou est de pouvoir s'adresser à toutes les femmes, explique-t-il. J'aime l'idée d'y associer des personnalités de l'ombre, comme Sophie Estève, qui travaille au studio Patou, avec qui je collabore depuis de nombreuses années, mais aussi des personnalités évoluant dans la lumière, comme la jeune actrice Galatea Bellugi, dont j'aime la candeur, ou encore la comédienne Pascale Arbillot, qui est d'une infinie simplicité. Je tenais également à avoir à mes côtés Pauline Jacquard, comédienne, mannequin, et aussi costumière pour le cinéma. Elle a ce visage énigmatique et dégage en même temps une farouche indépendance. Il y a mon amie Giulietta Canzani Mora, djette connue sous le nom de Piu Piu, dont j'aime le tempérament festif, et également Emmanuelle Lacou, qui est une jeune mannequin à la beauté fascinante. Pour moi, elles incarnent toutes Patou. Elles sont chics, joyeuses, élégantes. » Une définition pas si éloignée de celle véhiculée par Jean Patou, fondateur de la maison créée en 1914. Si on lui attribue la naissance du sportswear - il créa notamment les tenues de la joueuse de tennis Suzanne Lenglen -, ce visionnaire flamboyant, décédé en 1936, à seulement 48 ans, aura toute sa vie eu à coeur d'émanciper les femmes, en faisant de ses créations des pièces faciles à vivre au quotidien. « C'est évidemment une notion très importante, souligne Guillaume Henry. J'associe au nom Patou des mots que j'ai toujours employés et qui sont chers à mon vocabulaire de mode. L'élégance, bien sûr, mais également une forme de quotidienneté. Jean Patou était un épicurien, amateur de littérature, collectionneur de livres, passionné de belles maisons, de belles voitures, toujours entouré de très belles femmes... Ce n'était pas du tout un designer conceptuel, c'était quelqu'un de très joyeux, de très festif qui donnait du vernis au quotidien. Il habillait ses amies, de Louise Brooks à Joséphine Baker, et également sa soeur, Madeleine, qui a été l'une de ses plus proches collaboratrices, ajoute le créateur. Je veux que Patou habille les vraies femmes comme cela a toujours été le cas, sans snobisme. Il était très proche de ses clientes, il voulait simplement les rendre belles, jour après jour. Mais la vie de tous les jours peut être très ordinaire comme tout à fait flamboyante ! » Ainsi, les premières pièces imaginées par Guillaume Henry sous pavillon Patou s'envisagent comme de précieuses alliées, quel que soit l'instant. Mailles réchauffantes, denims confortables, manteaux enveloppants, robes courtes à la féminité sur le fil... L'allure est contemporaine et résolument urbaine. Un vestiaire aux tonalités sobres que Guillaume Henry a pourtant voulu chaleureux et bienveillant, amical. Dans la continuité de ses collections imaginées pour Carven, autre belle endormie qu'il réveilla de 2009 à 2014.

It-piece : The bucket hat de Dior

  It-piece : The bucket hat de Dior Incroyable mais vrai, le bob fait son grand retour. En hommage aux Teddy Girls des années 50 qui ont tant inspiré la collection automne-hiver 2019-2020 de Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de Dior, Stephen Jones, chapelier britannique de Dior réinvente le bob. Ornés d’une voilette, comme les bérets parisiens des années 50, il existe plusieurs modèles avec différents motifs comme des carreaux et le tartan en référence à la toile iconique Dior Oblique. Déclinés avec de plus larges bords, ces bobs délicats célèbrent également une féminité gracieuse.

Olivier Rousteing, directeur artistique chez Balmain, dans « Wonder Boy ». Stella maris pictures. « Tout est vrai ! », leur a écrit Pierre Cardin, Margiela mais aussi Halston, Alexander McQueen, Ralph Lauren, Olivier Rousteing, Guillaume Henry à travers la relance de Patou : les

Son nouveau directeur artistique Guillaume Henry présentera sa première collection de prêt-à-porter féminin à Paris en septembre 2019. Visionnaire et amateur de vitesse, Jean Patou est mort en 1936 alors qu’il n’avait que 48 ans. La Maison, devenue une institution de la mode, a alors vu se succéder

Une maison à reconstruire

La femme Patou pourrait d'ailleurs être une fille Carven qui aurait grandi, mutine, hyper féminine, conquérante. « J'aime l'idée de la maison d'héritage, confie Guillaume Henry. J'adore la possibilité de travailler pour une maison de mode en l'envisageant non seulement dans ce qu'elle peut devenir, mais également dans ce qu'elle a été. » Pour Patou, le créateur s'est mis à traquer les archives. « Quand je suis arrivé sur les lieux, il n'y en avait pas. Il n'y avait rien pour tout dire. Pas même une épingle ou un tabouret ! Mais c'est cela qui est excitant. Nous avons toqué aux portes pour réussir à regrouper quelques archives, quelques photos. Le Palais Galliera, le musée des Arts décoratifs, les Archives nationales de Paris... nous n'avons pas trouvé grand-chose, mais ce n'est pas très grave. Au contraire, cela nous a autorisés à projeter quelque chose de neuf sur une maison centenaire. » Imaginer, c'est encore ce que le directeur de création préfère. Comme une manière de garder vivante sa part d'enfant. Car comment découvre-t-on la mode, lorsque l'on grandit dans un petit village de Haute-Marne ? « La mode n'entrait pas vraiment chez moi, se souvient-il. Mon père travaillait dans une banque, ma mère était enseignante et, bien que très élégante, elle ne m'a pas transmis cette culture. Même s'il y avait la notion de 'vêtement du dimanche', par exemple. La mode est venue à moi par mon imaginaire, j'avais mille fantasmes sur la couture parisienne, car c'était tellement éloigné de mon quotidien. Je regardais les reportages de Marie-Christiane Marek ou Viviane Blassel sur les défilés... Je recevais la mode par la télévision ou le cinéma. L'un de mes premiers chocs a été Christian Lacroix, qui a d'ailleurs oeuvré chez Patou ! Je crois aux petits signes du destin. » Diplômé des Beaux-Arts de Troyes, il poursuit sa formation à l'Êcole Duperré, ainsi qu'à l'Institut français de la mode, à Paris. Egalement passé par la maison Givenchy, Guillaume Henry nourrit aussi sa mode de la vraie vie : « J'adore regarder les gens dans la rue, je les trouve beaux. Pour moi, tout vient de là. La mode est une conversation avec la rue. Ce que j'aime par-dessus tout, c'est quand cela devient quelque chose de narratif. La fille Patou tient de cela, ce n'est pas une poseuse. Et, selon moi, toutes les femmes sont belles. Ce n'est pas naïf de dire cela. Il faut simplement qu'on le leur dise, et qu'elles l'entendent. »

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  Qui est Walter Chiapponi, nouveau directeur de création de Tod’s ? La maison italienne Tod’s vient d’annoncer la nomination de Walter Chiapponi au poste de directeur de création. © Presse La maison italienne Tod’s vient d’annoncer la nomination de Walter Chiapponi au p La rumeur courait depuis quelques semaines, la voici confirmée. La maison Tod’s a bien nommé un nouveau directeur créatif en charge de ses collections femme et homme. L’heureux élu ? Le styliste italien Walter Chiapponi.

En février 1955 est imatriculée la société Jean Patou [7]. En 1965, Angelo Tarlazzi entre chez Jean Patou comme assistant du directeur artistique ↑ a b et c Hélène Guillaume , « Rencontre avec Guillaume Henry , le créateur qui va faire renaître Jean Patou », Le Figaro,‎ 28 septembre 2018, p

Qui est le meilleur footballeur du monde !! . 1. Diego Maradona 2. Pelé 3. Johan Cruijff 4. Ronaldo 5. Franz Beckenbauer 6. Zinédine Zidane 7. Alfredo di

Une griffe en phase avec son époque

Une bienveillance rafraîchissante, dans une époque menée par le buzz et les bons mots. Et, en phase avec son époque, Guillaume Henry tient à faire de Patou une marque responsable. « Ce qui est fabuleux avec un projet comme celui-là, c'est qu'on relance une marque historique avec les codes d'aujourd'hui. Cela serait inconscient d'envisager un démarrage comme le nôtre sans penser à l'état du marché, de l'économie, de l'écologie... Patou ne peut revenir que si cela a du sens ! Nous faisons attention aux méthodes de fabrication des pièces, ou encore aux tissus que nous utilisons, les jeans sont en coton bio, par exemple. Les cintres et les packagings sont recyclés. Le mobilier de nos bureaux l'est également. Nous réfléchissons aussi au rythme de nos collections, c'est pour cela qu'elles comportent peu de pièces. » Avec un pragmatisme très actuel, les pièces Patou seront disponibles au plus près de la saison, remettant en question les anciens codes de temporalité, encore chers à la mode. « Je veux que les clientes puissent s'acheter un manteau quand elles commencent à avoir froid, et une jupe estivale lorsque les beaux jours arrivent. Je prêche le 'need now, buy now' ». À ses côtés, une directrice générale attentive, Sophie Brocart, polytechnicienne passée par Louis Vuitton et Celine, contribue à positionner habilement la griffe : pas luxe, mais « créateur », à des prix relativement abordables. « Toutefois, Guillaume travaille en couturier, il est extrêmement attentif à la coupe et ne fait pas moins de cinq essayages par pièce », confie-t-elle.

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  Un nouvel hôtel ouvre ses portes Place des Vosges à Paris Après le Nolinski, le Brach et le Sinner, le groupe Evok dévoile, cet automne, un nouvel hôtel au beau milieu de la Place des Vosges à Paris.Tout comme ses aînés parisiens (le Nolinski, le Brach et le Sinner), le Cour des Vosges cultive un style bien à lui. Recréant le décor cossu d'un hôtel particulier parisien, il a été réalisé par Lecoadic-Scotto et fait cohabité structures d'époques (moulures, hauteurs sous plafond, sol en terre cuite...) et confort moderne.

Récemment, Julien Dossena, directeur artistique de Paco Rabanne, a lancé six fragrances Pacollection, se décidant à imprimer au parfum un style plus haut de gamme et cohérent Ainsi de Chanel qui est l’une des rares maisons à avoir toujours conservé son département beauté en interne.

Guillaume Henry , l ’étoffe d’un discret. Clara Dufour. | Le 19 septembre 2015. Après un passage très remarqué chez Carven, le nouveau directeur artistique de Nina Ricci affine sa vision Il est précis, le regard franc - d’un bleu intense. Guillaume Henry semble bâti pour incarner les jeunes premiers tant

Il a aussi à coeur de désacraliser l'image de la mode parisienne, parfois perçue comme si elle était perchée dans sa tour d'ivoire. Dans les premiers visuels de Patou, diffusés sur le compte Instagram de la maison, ce sont les artisans de l'atelier et du studio de création qui prennent la pose. « Des personnalités qui apparaissent peu et, pourtant, ils sont l'âme des maisons de mode, explique le créateur. Derrière chaque vêtement, il y a des gens passionnés et talentueux, c'est dommage qu'on les voit si peu. » Et joignant le geste à la parole, il nous désigne l'atelier de fabrication situé au rez-de-chaussée du siège parisien de la maison, sur l'île de la Cité, rompant ainsi avec la tradition des artisans cachés dans les combles. « Ce sont les premières personnes que l'on voie en entrant ! » s'enthousiasme Guillaume Henry avec gourmandise. D'ailleurs, il a sollicité le mythique salon de thé parisien Carette pour créer « Le Patou », une génoise rose à déguster depuis le 24 septembre, la semaine de sa première présentation parisienne pour la griffe.

Qui est Nicolas Ghesquière, directeur artistique des collections femme de Louis Vuitton ? .
Créateur au firmament, Nicolas Ghesquière, le directeur artistique des collections femme de Louis Vuitton, nous invite au coeur de son univers. Dans son atelier, sa maison et ses lieux fétiches, il nous présente la bande avec laquelle il révolutionne la mode. © Aurore Marechal/ABACAPRESS.COM Dans quelques jours, cela fera six ans que Nicolas Ghesquière imagine la femme chez Louis Vuitton, maison polyphonique et rayonnante. Et c'est un beau cadeau que le créateur nous fait là, en nous invitant à partager son univers stylistique, amical et intime.

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